Spécialistes en aménagements cyclistes

Les cyclistes contribuent davantage à l’économie urbaine que les automobilistes

 

Une première compilation d’études montre que les gens se déplaçant en vélo ou à pied sont de formidables leviers pour les économies locales.

 

 

De nombreuses études réalisées au cours des dernières décennies ont confirmé les bienfaits du vélo sur la santé et le bien-être de ses adeptes. Par exemple, nous pouvons réaffirmer ici l’impact important du mode de transport sur la productivité des travailleur·e·s. En effet, les cyclistes déclarent être plus productifs grâce à leur trajet en vélo vers le boulot.

 

Mais ces dernières années, des organismes tels que Transport for London (TFL) ont compilés les diverses recherches, études et expériences sur les effets bénéfiques du vélo selon un angle encore peu documenté : l’économie de leur ville. Cette autorité publique en charge de l’organisation des transports dans la capitale britannique a pour objectif de convaincre les décideur·e·s et les technicien·e·s en aménagement du territoire des bienfaits du vélo.

 

Commençons par l’économie personnelle des résidents, où le transfert de quelques déplacements par semaine peut aider les familles à économiser beaucoup à la fin de l’année. Selon Trajectoire Québec et la Fondation David Suzuki, pour une famille de deux adultes et deux enfants, le coût réel et complet de l’utilisation d’une voiture représente une somme de 20 000 $ par année. Pour un cycliste, le coût d’un vélo de qualité avec cadenas et lumières est estimé à 425 $. La différence ici est ahurissante. Les trajets plus longs peuvent par ailleurs être comblés avec des services d’auto-partage, dont le tarif d’utilisation est proportionnel à son utilisation.

 

 

1m² de stationnement vélo rapporte 5 fois plus au commerçant qu'1m² de stationnement auto

 

 

C’est cependant en ce qui a trait aux impacts du vélo sur l’économie locale que cet agrégat d’études nous enseigne de nouveaux faits. Des investissements dans les infrastructures cyclistes et piétonnières peuvent augmenter les achats au détail d’une proportion de 30%.

 

Oui, les cyclistes dépensent moins par visite dans la majorité des établissements, mais ils font des voyages beaucoup plus fréquents et finissent par dépenser plus au cours d’un mois qu’un automobiliste. Cette conclusion est logique au bout du compte. Il est beaucoup plus probable, par exemple, qu’un cycliste se laisse tenter par une pizza, étant donné que l’odeur émanant du restaurant lui parviendra plus facilement qu’à un automobiliste roulant à 50 km/h.

 

 

Dépenses mensuelles moyennes pour chacun des usagers:

 

 

Pour les employeur·e·s des commerces et les organismes, prendre soin des employé·e·s venant à la marche ou en vélo augmente considérablement les chances d’attraction et de rétention des ressources humaines nécessaires à leur équipe.

 

Ces données s’ajoutent à celles déjà connues pour encourager une hausse des investissements du côté des cyclistes et des marcheurs. Une plus grande ouverture à l’égard de ces consommateurs présente un intérêt tant du point de vue économique qu’environnemental.

 

 

Lien vers la source: 

https://active.tfl.gov.uk/corporate/publications-and-reports/economic-benefits-of-walking-and-cycling

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